UNE RENTRÉE SUR FOND D'INQUIÉTUDE POUR LES PARENTS D'ENFANTS HANDICAPÉS
Plusieurs familles du département ayant reçu en juillet l'accord pour un accompagnement scolaire d'enfants handicapés ont vu leur requête déboutée en début de semaine.
Depuis la loi de 2005 sur le handicap, des auxiliaires de vie scolaire (AVS) sont recrutées chaque année par l’Education nationale afin d’accompagner des enfants en situation de
handicap durant leur scolarité. Or, chaque année, faute de moyens, des familles ne peuvent en bénéficier. C’est ce qui arrive cette année à la famille Grimaud, domiciliée à Fossé. Leur fille
Loéline, âgée de 4 ans et demi est atteinte de trisomie 21 et doit entrer en moyenne section de maternelle dès jeudi prochain. "Nous avons fait une demande d’auxiliaire de vie scolaire à temps
partiel auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et un avis favorable nous a été rendu en juillet dernier, raconte Sylvie Grimaud, la mère de famille.N’ayant pas reçu
de courrier durant l’été confirmant cette attribution, j’ai appelé l’Inspection académique lundi qui m’a dit que notre demande ne pouvait pas être satisfaite".
En 2009, 19 enfants sans accompagnement
D’après l’association Tandem Vie scolaire, sociale et professionnelle, ce cas n’est pas isolé. "Depuis que nous avons ouvert notre permanence lundi, trois familles du département ont contacté
l’association pour faire part de cas similaires, rapporte Vanessa Pingard, animatrice du projet de l’association. Nous réunissons donc les demandes pour en référer à l’Inspection académique et à
l’Education nationale pour tenter de régler ces problèmes". Selon la présidente de l’association, Mireille Cheneau, "l’année dernière, 19 enfants n’ont pas pu bénéficier d’accompagnement
scolaire, tout cela pour des raisons budgétaires sans aucun doute".
La solution ? C’est l’association Tandem qui la propose : "Cette année, comme l’an passé, nous avons proposé à l’Inspection académique d’employer nous-mêmes des auxiliaires de vie scolaire,
explique Mireille Cheneau, car la convention signée en juin entre l’Education nationale et des associations nous l’autorise puisque nous faisons partie de la FNASEPH (ndlr : Fédération nationale
d’associations au service des élèves présentant une situation de handicap)". "Des AVS qui arrivent en fin de contrat avec l’Education nationale vont se retrouver au chômage à partir du 31 août,
ajoute Vanessa Pingard. L’Inspection académique, si elle en a les moyens, va donc devoir employer de nouvelles personnes avec moins d’expérience. Tout cela est dommageable". Pour réponse à cette
sollicitation, l’association a reçu un courrier en juillet dernier de la part de l’Inspection académique précisant qu’à ce jour, aucun besoin de ce type n’était connu. Les membres de
l’association et les parents concernés s’interrogent donc quant au refus actuel de mettre à disposition des auxiliaires de vie scolaire dès la rentrée.
Des cas résolus d’ici la rentrée
Contacté par notre rédaction, Gérard Arrambourg, l’inspecteur académique a précisé que ses services travaillaient sur ces dossiers depuis le début de la semaine. "Nous progressons jour par jour,
a-t-il confié, j’ai bon espoir que d’ici la rentrée, nous soyons près des 100 % de cas résolus". En ce qui concerne l’emploi d’AVS par des associations, Gérard Arrambourg a expliqué que cela ne
pouvait être possible que dans des cas bien précis, c’est-à-dire "pour des handicaps particuliers et lorsqu’il existe une certaine osmose entre l’enfant et l’AVS. Dans ces cas-ci, nous pouvons
envisager de faire appel aux associations pour qu’elles prennent le relai de la personne dont le contrat arrive à terme. Pour le moment, je ne crois pas qu’il y ait de cas semblables". La fin du
contrat et le remplacement de l’AVS explique donc cette "rupture" entre le moment où l’accompagnement est accordé et l’affectation définitive, "mais nous avons des moyens satisfaisants pour
satisfaire le maximum de besoins", conclut l'inspecteur académique.
Cindy Anjorand
26 août 2010
voici en quelques clichés....notre fête nationale maison.....à l'occasion de l'anniversaire de l'ainée des
Grimettes : ELEA
La fin de l'année judo pour Similian s'est terminée par une séance avec ses soeurs ! chacun se disputant les faveurs du petit mec pour aller sur le tatamis ! alors Similian a demandé à son prof si ses trois soeurs pouvaient faire la séance ..et c'est tous contents que les Grimettes investir le tatamis...voici les clichés de cette séance en images...
Bonnes vacances à tous...
Maman Gr
im's
Voici ce que je viens de rédiger à l'attention d'un de nos député...j'espère être une petite goutte d'eau porte parole d'autres familles qui comme nous sont confrontées aux difficultés d'intégration scolaire faute de MOYENS....
Bonne lecture....j'attends vos commentaires...
Monsieur le Député,
Parents d'une petite fille handicapée de 4 ans nous voudrions attirer votre attention du la loi du 11 Février 2005 donnant droit à l'inscription à l'école.
En effet notre fille est scolarisée dans l'école de notre commune depuis Septembre 2009 sans avoir bénéficié d'un accompagnement particulier.
Lors de la réunion qui s'est tenue avec les équipes pédagogiques et paramédicales organisée par la M.D.P.H, il a été soulevé des difficultés engendrées par le handicap et nécessitant un accompagnement adapté.
Nous avons donc effectué une demande d'Assistante de vie Scolaire pour la prochaine rentrée afin de répondre aux besoins spécifiques de notre fille ( surveillance importante car mise en danger répété, aide individuelle pour intégrer et reprendre une consignes, besoin d'un cadre d'aide à la concentration...).
Cela lui permettrait aussi une meilleure intégration au groupe dont elle s'est tenue à l'écart toute l'année.
Malgré tous ces éléments la M.D.P.H ne nous garantie pas cet accompagnement ce qui nous inquiète beaucoup. Au jour d'aujourd'hui après échange avec plusieurs intervenants dans le domaine du handicap et de sa prise en charge, il ressort que cette loi du 11 Février 2005 : "qui reconnait aux enfants qui ont des besoins spécifiques le droit de bénéficier d'un accompagnement adapté" a du mal à être appliquée faute de moyens.
Au moment de la campagne électorale présidentielle chacun des candidats mettait à son programme l'intégration dans notre société des personnes handicapées, mais quand est il aujourd'hui ? lorsque l'on voit le parcours de nous parents en matière d'intégration scolaire !
Donner à ces enfants différents l'accès à l'école c'est bien mais faudrait il aussi penser à ce que cela se fasse dans de bonnes conditions.
nous vous remercions de votre attention et la prise en compte des difficultés rencontrées par les familles d'enfants handicapés malgré la loi de Février 2005...
Veuillez agréer, Monsieur le Député, l'expression de nos salutations distinguées.
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